Consultation publique pour le plan d’action gouvernemental en matière de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale

Le 29/07/2023 à 18:00

 

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REVENUS ET EMPLOI
QUESTIONS RELATIVES AUX REVENUS ET AUX DÉPENSES


Question 1
Selon vous, quelles sont les obstacles que vivent les personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale lorsqu’il s’agit de couvrir les dépenses de bases avec leurs revenus?


Les revenus ne suffisent pas à couvrir les besoins de base selon la pyramide de Maslow.

 

Sans titre 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Selon la théorie de Maslow, si les deux premiers paliers de ladite pyramide(Physiologique et Sécurité) ne sont pas comblés il est impossible d'accéder aux autres paliers supérieurs (Amour/Appartenance, Estime et Auto-Actualisation ou Accomplissement de soi).

Une personne seule vivant de l'aide de dernier recours aussi appelé aide sociale ne reçoit pas assez de revenus pour se nourrir, se loger, s'habiller, se procurer des articles pour hygiène personnel et produits d'entretien ménager, se déplacer en transport en commun, se divertir, téléphone, câble et internet.
Un député qui habite hors de la Région de la Capitale nationale reçoit plus de $1300/mois en allocation de logement. Comment voulez-vous qu'une personne bénéficiaire de l'aide sociale qui touche $760/mois puisse couvrir toutes les dépenses courantes de la vie quotidienne ?

Question 2
Quelles sont les pistes d’action ou les solutions qui pourraient améliorer le revenu disponible et les conditions de vie des personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale?


1) Que les gens sur l'aide sociale soient admissible à un HLM ou un programme qui fait que le prix du loyer incluant l'électricité, le chauffage, le téléphone, le câble et l'internet, représente 25% des revenus.
2) Que le transport en commun soit gratuit.
3) Que les gens sur l'aide sociale puissent vivre ensemble sans être coupé sur leur chèque et qu'ils reçoivent chacun un chèque. Cette mesure permettrait de libérer des logements sociaux et de partager les dépenses courantes.
4) Permettre aux gens sur l'aide sociale de gagner des revenus égaux à leur prestation sans être coupé ce qui permettrait à ces personnes un retour progressif sur le marché de l'emploi selon leur condition physique, mentale et spirituelle.
5) Que le bénévolat soit reconnu au même titre qu'un travail rémunéré au salaire minimum.
6) Que les bénéficiaires de l'aide sociale reçoivent un chèque au deux semaines afin de combler le manque à gagner lorsqu'il y a cinq semaines dans un mois.
7) Qu'un bénéficiaire de l'aide sociale ne soit pas obligé de faire une demande de rente du Québec à la Régie des rentes à l'âge de 60 ans car il est pénalisé et il reçoit un montant inférieur si il fait sa demande à 60 ans plutôt qu'à 65 ans.

Question 3
Quelles autres constatations pourriez-vous faire en lien avec le revenu et les dépenses des personnes vivant en situation de pauvreté?


Je pense avoir répondu à cette question à la question 2, cependant il est clair que l'explosion du coût de la vie depuis deux ans a des conséquences directe sur la détresse psychologique des bénéficiaires de l'aide sociale.


D'ailleurs si les députés se sont octroyés une augmentation de salaire de $30 000 / année il y a bien une raison ...
Nous devons tous nous questionner sur l'avenir face à l'inflation.


Chaque matin, un nouveau titre souligne les préoccupations économiques croissantes: l’inflation la plus élevée depuis les années 1970.


Les banques centrales augmentent agressivement les taux. La confiance des consommateurs à son plus bas niveau. Les prix des produits de base approchent des sommets historiques.


De toute évidence, l’inflation a, à tout le moins, modifié l’humeur économique et potentiellement réinitialisé la trajectoire des économies mondiales et nationales dans le monde entier pour les années à venir.


Les prix des logements ont fortement augmenté avant même la vague d’inflation de 2022, la pandémie ayant provoqué un remaniement massif de l’immobilier. Les prix des logements ont grimpé bien au-delà des attentes dans un phénomène assez mondial. En Europe, les propriétaires turcs ont enregistré les gains les plus importants, suivis de près par ceux de la République tchèque et de la Lituanie.

En Asie-Pacifique, la Nouvelle-Zélande et l’Australie ont enregistré des gains importants. En Amérique du Nord, les États-Unis et le Canada ont tous deux bénéficié de cette augmentation; Le Mexique ne l’a pas fait. En Colombie, l’un des trois pays d’Amérique du Sud de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les gains ont été faibles.


Question 4
Avez-vous constaté ou pensez-vous que certains groupes de la population vivant en situation de pauvreté et d’exclusion sociale sont plus touchés que d’autres groupes vivant la même situation et font face à des obstacles plus importants concernant le revenu?


Absolument, je pense aux personnes en situation d'itinérance ou sans domicile fixe.
Les problèmes liés aux dépendances (drogue, alcool et jeux pathologique) jouent un rôle dévastateur envers les personnes itinérante qui souvent vont se tourner vers la criminalité ou la prostitution ou même le suicide pour mettre fin à leur souffrance.
Également nos aînées qui vivent de l'isolement et de la détresse sont encore plus vulnérable.
Une solution serait peut-être d'encourager les personnes âgées et les jeunes adulte à vivre ensemble dans un contexte de bi-génération.


Il faut remettre l'humain au centre de nos préoccupations.


QUESTIONS RELATIVES À l’EMPLOI ET À L’ACCÈS AU MARCHÉ DU TRAVAIL
Question 1
Selon vous, quelles sont les difficultés que vivent les personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale lorsqu’il s’agit d’emploi et de marché du travail?


Avant de penser à retourner sur le marché de l'emploi il faut absolument résoudre les problèmes de dépendance et de santé physique, mentale et spirituelle.


Les peurs reliés aux préjugés et à l'inconnue doivent être identifié et traité.
Le retour sur le marché de l'emploi doit se faire de manière progressive en tenant compte des capacités et limites de chacun.


Question 2
Quelles sont les pistes d’action ou de solutions relatives au marché du travail, à l’accès à l’emploi et au maintien du travail qui pourraient améliorer les conditions de vie des personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale?


Un programme de mentorat et de formation continue en milieu de travail pourrait être une piste de départ.


Question 3
Quelles autres remarques pourriez-vous faire sur l’emploi et le marché du travail quand il est question de soutenir les personnes vivant en situation de pauvreté et d’exclusion sociale?


Patience, tolérance et bienveillance sont de mise pour redonner confiance à ces personnes maganés par la vie.

Question 4
Avez-vous constaté ou pensez-vous que certains groupes de la population vivant en situation de pauvreté et d’exclusion sociale sont plus touchés que d’autres groupes vivant la même situation et font face à des obstacles plus importants au regard de l’emploi et du marché du travail?


La discrimination étatisée par les programmes d'accès à l'égalité et d'équité en matière d'emploi nuisent aux hommes blancs de souches canadienne française et il faut y mettre fin.


La Déclaration universelle des droits de l'homme
Article7
Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

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ÉDUCATION, FAMILLE ET PERSONNES AÎNÉES
QUESTIONS RELATIVES À L’ÉDUCATION ET À LA FORMATION
Question 1
Selon vous, quelles sont les difficultés que vivent les personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale par rapport à l’éducation et à la formation?


Malheureusement plusieurs personnes en situation de pauvreté n'ont pas de secondaire V et aucune expérience de travail et ou de formation.


Question 2
Quelles sont les pistes d’action ou les solutions relatives à l’éducation et à la formation qui pourraient améliorer les conditions de vie des personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale?


Des formations en milieu de travail et des cours afin de leur permettre de poursuivre des études pour l'obtention du DES.
Il existe aussi des formations en ligne gratuite avec des universités, soit des MOOC ou des CLOM.

Question 3
Quelles autres remarques pourriez-vous faire en lien avec l’éducation et la formation quand il est question de soutenir les personnes vivant en situation de pauvreté et d’exclusion sociale?


Donner accès à de la formation universitaire gratuite. Encourager le mentorat. Donner des formations afin de se procurer un permis de conduire.


Question 4
Avez-vous constaté ou pensez-vous que certains groupes de la population vivant en situation de pauvreté et d’exclusion sociale sont plus touchés que d’autres groupes vivant la même situation et font face à des obstacles plus importants au regard de l’éducation et de la formation?


Toujours les personnes en situation d'itinérance ayant des problématiques de santé mentale ou de dépendance.


QUESTIONS RELATIVES À LA FAMILLE ET AUX PERSONNES AÎNÉES
Question 1
Selon vous, quelles sont les difficultés que vivent les familles et les personnes aînées en situation de pauvreté et d’exclusion sociale?


La famille est le socle de la société, une société malade est une société ou la famille est dysfonctionnelle.
Nos choix de société en matière des personnes aînées est loin d'être reluisante. Seulement à se souvenir des aînées mort de faim, de soif et de manque de soins pendant la pandémie devrait nous questionner.
Je pense que la mixité entre les jeunes et les ainées serait un projet de société qui briserait l'isolement et encouragerait l'entraide.


Question 2
Quelles sont les pistes d’action ou les solutions qui pourraient améliorer le revenu disponible et les conditions de vie des familles et des personnes aînées vivant en situation de pauvreté et d’exclusion sociale?


Le vivre ensemble entre les familles et les personnes aînées auraient des effets positifs sur les plans de santé mentale, financière et spirituelle.


Question 3
Quelles autres remarques pourriez-vous faire en lien avec les familles et les personnes aînées vivant en situation de pauvreté?


Il faut encourager l'entraide et la mise en place de programme de proche aidant entre les familles pauvres et les aînées.

Question 4
Avez-vous constaté ou pensez-vous que certaines familles ou personnes aînées vivant en situation de pauvreté et d’exclusion sociale sont plus touchées que d’autres vivant la même situation et qu’elles font face à des obstacles plus importants?


Les gens seuls sont les plus touchés ce qui conduit trop souvent à des suicides.



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BESOINS ESSENTIELS
QUESTIONS RELATIVES À LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE
Question 1
Selon vous, quelles sont les difficultés que vivent les personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale par rapport à la sécurité alimentaire?


Explosion des prix à la consommation.


Question 2
Quelles sont les pistes d’action ou les solutions relatives à la sécurité alimentaire qui pourraient améliorer les conditions de vie des personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale?


Offrir des cuisines collectives, aider les organismes comme le café rencontre dans le quartier St-Roch à Québec.
Remettre des bons alimentaires échangeable chez les marchands comme Métro, Maxi et Super C.


Question3
Quelle autres remarques pourriez-vous faire en lien avec la sécurité alimentaire chez les personnes vivant en situation de pauvreté et d’exclusion sociale?


Une mauvaise nutrition entraîne des problèmes de santé. Malheureusement les banques alimentaires n'offrent pas toujours des denrées fraiche. Je proposerais plutôt une aide directe à la personne car trop souvent ces organismes se servent en premier, l'industrie de la pauvreté regorge de "bénévoleurs".

Question 4
Avez-vous constaté ou pensez-vous que certains groupes de la population vivant en situation de pauvreté et d’exclusion sociale sont plus touchés que d’autres groupes vivant la même situation et font face à des obstacles plus importants en matière de sécurité alimentaire?


Personnes en situation d'itinérance.
Une fois de plus, une solution durable serait de s'inspirer de la pyramide de Maslow ...


QUESTIONS RELATIVES AU TRANSPORT
Question 1
Selon vous, quelles sont les difficultés que vivent les personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale par rapport au transport?


La majorité n'ont pas accès aux transport en commun qui est trop cher pour eux.


Question 2
Quelles sont les pistes d’action ou les solutions relatives au transport qui pourraient améliorer les conditions de vie des personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale?


La gratuité tout simplement.


Question 3
Quelle autres remarques pourriez-vous faire en lien avec le transport quand il est question de soutenir les personnes vivant en situation de pauvreté et d’exclusion sociale?


La gratuité tout simplement.


Question 4
Avez-vous constaté ou pensez-vous que certains groupes de la population vivant en situation de pauvreté et d’exclusion sociale sont plus touchés que d’autres groupes vivant la même situation et font face à des obstacles plus importants en matière de transport?


Cette question revient souvent et vous savez quoi ?
La pauvreté et l'exclusion sociale n'a pas de groupe, de race, de sexe ou quoi que ce soit d'autre, elle touche trop de gens dans une société riche comme la nôtre.
Il est temps de se sortir la tête du sable et de regarder la situation réelle sans jugement, avec empathie et bienveillance.
Si ça continue comme ça nous assisterons à des troubles sociaux et même une guerre civile lorsque les gens auront faim.
Nous pouvons encore renverser la vapeur.


AGISSONS MAINTENANT POUR UN AVENIR MEILLEUR.


QUESTIONS RELATIVES AU LOGEMENT
Question 1
Selon vous, quelles sont les difficultés que vivent les personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale par rapport au logement?


Si ils n'ont pas accès à des HLM ou autres logements subventionnés ils se retrouvent à la rue.


Question 2
Quelles sont les pistes d’action ou les solutions relatives au logement qui pourraient améliorer les conditions de vie des personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale?


Priorisation pour des HLM ou programme de logement subventionné.
Permettre à des gens sur l'aide sociale de vivre ensemble avec chacun chèque sans être coupé.


Question 3
Quelle autres remarques pourriez-vous faire en lien avec l’enjeu du logement quand il est question de soutenir les personnes vivant en situation de pauvreté et d’exclusion sociale?


Il est inacceptable que des gens vivent dans la rue ici au Québec, il faut y mettre un terme immédiatement en se mettant en mode de gestion de crise car la crise du logement est une crise.

Question 4
Avez-vous constaté ou pensez-vous que certains groupes de la population vivant en situation de pauvreté et d’exclusion sociale sont plus touchés que d’autres groupes vivant la même situation et font face à des obstacles plus importants en matière de logement?


Cette question revient souvent et vous savez quoi ?
La pauvreté et l'exclusion sociale n'a pas de groupe, de race, de sexe ou quoi que ce soit d'autre, elle touche trop de gens dans une société riche comme la nôtre.


Il est temps de se sortir la tête du sable et de regarder la situation réelle sans jugement, avec empathie et bienveillance.
Si ça continue comme ça nous assisterons à des troubles sociaux et même une guerre civile lorsque les gens auront faim.
Nous pouvons encore renverser la vapeur.


AGISSONS MAINTENANT POUR UN AVENIR MEILLEUR.


QUESTIONS RELATIVES À LA SANTÉ ET AUX SERVICES SOCIAUX
Question 1
Selon vous, quelles sont les difficultés que vivent les personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale par rapport à la santé et aux services sociaux?


Trop souvent les itinérants n'ont pas ou plus de cartes d'assurance maladie.
Les soins pour les yeux ne sont pas couvert à 100%.


Question 2
Quelles sont les pistes d’action ou les solutions relatives à la santé et aux services sociaux qui pourraient améliorer les conditions de vie des personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale?


Pour que les ministères et organismes soient plus à même de concevoir, ensemble, de nouvelles pistes d’action contribuant à la réduction des inégalités sociales de santé, il y a lieu de clarifier le rôle pivot de la réduction des inégalités sociales dans tout effort gouvernemental et intersectoriel de prévention en santé ainsi que l’apport possible de divers secteurs d’intervention à la santé et au bien-être de la population québécoise.


La santé de la population est étroitement liée à des facteurs sociaux. La pauvreté, comme les autres inégalités sociales, se répercute non seulement sur la santé, mais aussi sur les déterminants sociaux de celle-ci dans une boucle de renforcement mutuel.


La progression des inégalités sociales représente une nuisance pour l’état de santé et de bien-être de la population, nuit à la prospérité économique et fait poindre une détérioration de la cohésion sociale.
La réduction des inégalités sociales de santé (ISS) passe nécessairement par un ensemble d’interventions impliquant plusieurs secteurs pour agir sur les déterminants sociaux de la santé tels le logement et le revenu.

Les ISS devraient être prises en compte dans tous les secteurs d’activité, ministères et organismes (MO), et ce, dans l’objectif minimal de ne pas les aggraver.


Afin de répondre au défi complexe de réduction des ISS, certains constats dégagés de la littérature sont à prendre en compte pour optimiser les politiques publiques favorables à la santé :
Les politiques publiques visant la réduction des ISS sont naturellement orientées vers les interventions sur les habitudes de vie et l’accès aux soins de santé et aux services sociaux.


Agir sur ces secteurs d’intervention s’avère toutefois une stratégie insuffisante si elle n’est pas accompagnée d’approches complémentaires et plus structurelles, relevant de MO autres que celui de la santé et des services sociaux.
La riche expérience britannique en réduction des ISS indique l’importance de la complémentarité entre les approches adaptées aux besoins des individus et des communautés en situation de vulnérabilité et les approches qui reconnaissent le rôle central que peuvent jouer les grands programmes de l’État providence (pensons aux programmes d’assistance sociale ou d’éducation).


Les politiques sociales (p. ex. petite enfance, logement, environnement) jouent un rôle incontournable dans l’amélioration de la santé et la réduction des ISS tout comme les politiques de nature économique (p. ex. politiques commerciales et fiscales, celles touchant les revenus, le marché du travail, les conditions d’emploi, le salaire minimum).
Si les interventions sur les facteurs socioéconomiques, politiques, culturels et environnementaux sont efficaces pour réduire les inégalités, elles sont plus difficiles à mettre en oeuvre que celles sur les habitudes de vie.

Certains outils comme la Politique gouvernementale de prévention en santé (PGPS) et son objectif transversal de réduction des ISS représentent une opportunité d’en faire plus.


La PGPS est le fruit d’un engagement de 15 MO gouvernementaux sous le leadership du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) pour agir sur un ensemble de facteurs en vue d’améliorer l’état de santé et la qualité de vie de la population et de réduire les inégalités sociales de santé.


Elle se veut complémentaire aux mesures existantes (réduction de la pauvreté et de l’exclusion sociale, stratégie pour l’égalité des hommes et des femmes, réussite éducative, politiques sociales, etc.).
Son plan d’action interministériel (PAI) vient préciser les actions concrètes en lien avec chaque mesure ainsi que les rôles et responsabilités des MO.


Sans chercher à modifier les objectifs et trajectoires envisagés par les MO porteurs des projets des autres secteurs, une collaboration intersectorielle peut permettre d’optimiser les effets positifs sur la santé et mitiger les effets négatifs sur les divers groupes sociaux.


EN CONCLUSION
La pauvreté au Québec : portrait, bilan et perspectives.


La pauvreté a de nombreux visages.
Être pauvre, c’est manquer d’argent pour se nourrir, se vêtir, se loger et se soigner.
C’est aussi ne jamais aller au cinéma ou au restaurant, ne pas pouvoir inscrire ses enfants aux activités parascolaires ou partir en voyage.


C’est constamment se priver des activités culturelles et sociales.
Certaines personnes en situation de pauvreté ont accès à des programmes d’assistance sociale, d’autres travaillent à faible revenu.


Des femmes monoparentales, des hommes célibataires, des familles immigrantes, des personnes à mobilité réduite, des couples de personnes âgées, des jeunes sans ou avec diplôme vivent au jour le jour.


Souvent appréhendée comme un ensemble ou une catégorie de personnes, la pauvreté varie considérablement d’une situation à l’autre : la pauvreté au Québec ne se compare pas à celle en Haïti.


Se sentir pauvre à Montréal se manifeste d'une manière tout à fait différente qu’à Kuujjuaq. Une chose est certaine, la pauvreté est un enjeu social complexe qui est sujet à controverse.
Cela relève, entre autres, de l’ambiguïté de la notion même de pauvreté.


Tracer le portrait de la pauvreté en ayant recours aux données statistiques a toutefois ses limites. Tout d’abord, les chiffres ne permettent pas de décrire comment la pauvreté se ressent au quotidien. L’expérience vécue des personnes les plus démunies du Québec est d’ailleurs souvent banalisée, voire même discréditée.

Cette condition sociale entraine diverses formes de discrimination exercées par les médias, les pouvoirs publics, les proches et parfois par les personnes touchées elles-mêmes.


Cette omniprésence de préjugés a des conséquences directes sur la vie quotidienne des personnes en situation de pauvreté : perte de l’estime de soi, stress, honte, dépression, rejet par la famille, isolement social, etc.


Alors que les statistiques aident à comprendre l’état de la situation, elles ne répondent pas aux questions du « comment » et du « pourquoi ».
Autrement dit, pour connaître les raisons pour lesquelles une personne se retrouve en situation de pauvreté, il faut en effet s’intéresser à sa trajectoire de vie qui s’ancre, quant à elle, dans une structure sociale et des contextes spatiaux et temporels.
Si on fait abstraction de ces contextes, on court le risque de faire dire à des chiffres ce qu’ils ne disent pas.

chapitre L-7
LOI VISANT À LUTTER CONTRE LA PAUVRETÉ ET L’EXCLUSION SOCIALE


PRÉAMBULE


CONSIDÉRANT que, conformément aux principes énoncés par la Charte des droits et libertés de la personne, le respect de la dignité de l’être humain, l’égalité entre les femmes et les hommes et la reconnaissance des droits et libertés dont ils sont titulaires constituent le fondement de la justice, de la liberté et de la paix;
CONSIDÉRANT que la pauvreté et l’exclusion sociale peuvent constituer des contraintes pour la protection et le respect de cette dignité humaine;
CONSIDÉRANT que les effets de la pauvreté et de l’exclusion sociale freinent le développement économique et social de la société québécoise dans son ensemble et menacent sa cohésion et son équilibre;
CONSIDÉRANT que la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale est un impératif national s’inscrivant dans un mouvement universel visant à favoriser l’épanouissement social, culturel et économique de tous les êtres humains;
CONSIDÉRANT que les personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale sont les premières à agir pour transformer leur situation et celle des leurs et que cette transformation est liée au développement social, culturel et économique de toute la collectivité;
CONSIDÉRANT qu’il y a lieu d’affirmer la volonté de l’ensemble de la société québécoise de se mobiliser afin de mettre en oeuvre solidairement des actions concertées afin de lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale;
Malgré des lois et des règlements la situation est de plus en plus chaotique en matière de pauvreté et d'exclusion sociale.

IL EST TEMPS DE METTRE DES MOTS SUR DES MAUX

DANIEL BOUCHER
13 JUIN 2023

 

Sans titre 2